L'histoire se répète , les historiens aussi !
26 Septembre 2017
Charles Braibant, né le 31 mars 1889 et mort le 23 avril 1976, est un archiviste et homme de lettres français. Issu d'une famille ardennaise .

Citation :
« Les archives sont l’arsenal de l’administration avant d’être le grenier de l’histoire. »
Charles Braibant est le fils de Maurice Braibant, député de Rethel.
.Chef du service des archives et bibliothèques de la Marine de 1919 à 1944, il est nommé directeur des Archives de France en 1948. Dans ces fonctions, qu'il exerce jusqu'en 1959, son activité et ses initiatives marquent de façon considérable les archives publiques en France et à l' étranger. Il agrandit les Archives nationales en faisant acquérir par l'État plusieurs immeubles contigus à l'hôtel de Soubise et fait construire de nouveaux locaux de conservation. Il y crée aussi en 1949 un service des archives privées et économiques .
C'est à lui qu'on doit l'envoi dans plusieurs grands ministères de conservateurs « en mission » chargés d'aider les administrations centrales à mieux gérer leurs archives intermédiaires et d'organiser le versement de leurs archives définitives aux Archives nationales. Il joue aussi un rôle important en matière de coopération avec les archivistes de pays étrangers : il préside le Conseil international des archives de 1950 à 1954 et il crée en 1951 un stage annuel de trois mois ouvert aux archivistes français et étrangers qui permet à ceux-ci d'acquérir une connaissance approfondie des principes et des pratiques en usage dans les services d'archives français. Il a été reçu membre associé correspondant de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon en 1952.
Il obtient le Prix Renaudot en 1933 pour Le roi dort.

Son père Maurice Braibant: Maire d'Herpy -l'Arlésienne
Magistrat, homme politique, journaliste (Paris, 16 septembre 1863 – Paris, 3 mars 1922). Collaborations : Le Républicain des Cévennes ; Revue politique et parlementaire ; Le Journal ; La Lanterne ; L’Événement ; Le Petit Ardennais ; Correspondance républicaine ; Correspondance hebdomadaire.

Auteur de "Là bas" :

"Le train file dans la nuit avec un bruit sourd. La lampe aux lueurs jaunes éclaire mal le compartiment. Au dehors, l’obscurité est complète. Pas d’étoiles ; par instants seulement la lune apparaît dans un déchirement de nuages subitement éclairés... Le chemin de fer, après la banlieue de Paris, suit longtemps la vallée de la Marne ; la rivière, sans arbres, rives nues, semble un ruban d’argent immobile, étendu sur un fond tout noir Au loin, à la ligne plus sombre de leur sommet, on devine des collines."
Maurice Braibant est un homme politique français né le 16 septembre 1863 et décédé le 3 mars 1922 à Paris.
Avoué à Largentière en 1890, il devient avocat en 1893. En 1895, il devient avoué plaidant à Bar-le-Duc. Il est avocat à Paris en 1900, après avoir été juge suppléant à Reims pendant un an. Il est juge au tribunal civil de Laon de 1908 à 1919.
Il fut élu conseiller d'arrondissement de 1901 à 1904, et conseiller général du canton de Château-Porcien de 1904 à 1922, il est maire d'Herpy-l'Arlésienne en 1902. Il est député des Ardennes de 1910 à 1919 pour la circonscription de Rethel, inscrit au groupe de la Gauche radicale. Il est le père de Charles Braibant.
Il a déployé une immense énergie pour les réfugiés des Ardennes notamment au sein de La Fraternelles Ardennaise comme en témoignent les 34 000 lettres reçues d 'Ardennais.
Guy Braibant :Membre du cabinet de C.Fiterman

Guy Braibant, né le 5 septembre 1927 ,mort le 25 mai 2008, est un juriste français, fils de Charles Braibant et petit-fils de Maurice Braibant.
Élève du lycée Janson-de-Sailly, licencié en lettres et en droit, diplômé de l'IEP de Paris, promu de l'ENA (promotion Paul Cambon en 1953).
Il entre comme auditeur au Conseil d'État. D'abord affecté au Centre de documentation de l’institution, il est de 1958 à 1974 commissaire du gouvernement au contentieux.
Guy Braibant fut aussi membre du Parti communiste français à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale, jusqu'en 1984. Il favorisa l'évolution du PCF et participa notamment en 1975 à la rédaction du « projet de déclaration des libertés » lancée par ce parti. En 1978, il fut nommé conseiller d'État. De 1981 à 1983, il fut membre du cabinet de Charles Fiterman, ministre communiste des transports.
Bien qu'il ait quitté le PCF en 1984, lorsque les communistes renoncent à participer au gouvernement, la méfiance à l'égard de ces derniers le fait écarter de l'accès à la présidence de la section du contentieux. Il devient président de la section du rapport et des études au Conseil d'État en 1985. Il tient cette fonction de 1985 à 1992. Il est par la suite président de section honoraire.
Guy Braibant était par ailleurs professeur à Paris II, à l'IEP de Paris et à l'ENA.
De 1989 à 2005, il guida la codification en tant que vice-président - poste le plus élevé - de la commission supérieure de codification.
En 1996, il rédigea à la demande d'Alain Juppé un rapport sur les archives publiques en France.
Il participa à la Convention sur la charte des droits fondamentaux. Il fut aussi vice-président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
Il est l'auteur, avec Marceau Long, Prosper Weil, Pierre Delvolvé, Bruno Genevois, des Grands Arrêts de la jurisprudence administrative, un classique des ouvrages de droit administratif, dont la première édition en 1956 est préfacée par René Cassin et Marcel Waline.