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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Franz Bartelt , un écrivain ardennais

 Franz Bartelt est un poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste français.
Il est né le 7 octobre 1949 aux Andelys, dans l’Eure.


 C'est le fils d'un ébéniste d'origine poméranienne (frontière germano-polonaise) et d'une Normande.


Il arriva dans les Ardennes à l’âge de 4 ans et  habitera  à Boulzicourt, puis à Charleville-Mézières .


Il commencera à écrire à l'âge de 13 ans puis quittera l'école à 14 ans .

Il gagnera sa vie en enchaînant les petits boulots.

À 19 ans, il entrera dans une usine de transformation de papier à Givet .

 En 1980, il s'installera à Nouzonville et se consacrera à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur, il alignera deux volumes par an sans se soucier de se faire publier.

À partir de 1985, il fera de l'écriture son unique moyen de subsistance.

Il donnera huit pièces de théâtre à France Culture et des chroniques dans le quotidien L'Ardennais.

À partir de 1995, il connaîtra la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires :

- "Les Fiancés du paradis" (1995)

-"La Chasse au grand singe" (1996)

-"Le Costume" (1998)

-"Les Bottes rouges" (2000, grand prix de l'Humour noir 2001)

-"Le Grand Bercail" (2002)

-"Le Bar des habitudes" (2005, prix Goncourt de la nouvelle 2006).


Le 13 Juin 2021 , le journal " Le Monde"  écrivait :
"
Franz Bartelt, un sens avéré de l’absurde

Depuis ses Ardennes, qu’il quitte peu, l’écrivain sait que, si la vie n’est pas rose, elle prête pourtant à rire.

D’où le ton inimitable des livres qu’il cisèle jour après jour, et qu’il veut bien, parfois, faire paraître, tel « Un flic bien trop honnête ».


« Il ne fallait pas vous donner cette peine », dit Franz Bartelt, à la sortie de la gare.

Aller le voir chez lui, dans les Ardennes, alors qu’un coup de téléphone eût suffi…

Assurément pas.

D’autant que l’écrivain tire d’ici matière et décor de tous ses livres.

Depuis quarante ans, il puise son inspiration dans cette contrée de rivières et de sapinières, qu’il dépeint avec tendresse.

Il s’agit d’une terre de traditions et d’immigration, rimbaldienne et désolée, excessive et ordinaire, figurant aujourd’hui dans Un flic bien trop honnête, son nouveau roman. Peut-être l’unique réalité tangible de ses récits.

« Il est d’origine allemande, moi italienne, s’amuse sa femme, Philomène, et on vit rue de Russie, à deux pas de la Belgique. »

A Nouzonville, 5 000 âmes, une seule usine encore en activité, le couple occupe une maison avec jardin luxuriant en terrasse et potager en contrebas. Au troisième étage, les stores sont tirés.

Peut-on jeter un œil à son bureau-bibliothèque haut perché ?, demandons-nous à Franz Bartelt. « Interdit. Personne n’y a jamais mis les pieds. C’est mon domaine. »

 

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