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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Quand Victor Hugo  vantait   le carillon de l'église St Georges de Fumay

 

L'église Saint-Georges de Fumay fut construite  en 1439 et  agrandie en 1683 .

Ce monument imposant, domine le centre ville de Fumay.

 

Au 19 éme siècle , un autre agrandissement fut prévu .Dans les faits ,cela  devint une reconstruction totale.


 Les travaux,   commenceront en 1872, et s'achèveront en 1876.


Cette église est  l'une des plus grandes des Ardennes.


Ses dimensions :
 - 76 mètres de haut
  - 20 mètres de large 
  - 62 mètres de long
 - Sa capacité est de 1 200 places assises


L'église Saint-Georges est de style néogothique. L'édifice présente un plan en croix latine, un clocher-porche. La nef se compose de six travées, d'un vaisseau central et d'un collatéral.


La pierre jaune utilisée vient de Dom-le-Mesnil ( 08 ) .La flèche polygonale du clocher, avec ses 4 clochetons, est en pierre de Jaumont (Moselle ).


Les magnifiques vitraux ont été  offerts par les différentes Confréries fumaciennes.

Son clocher, en plus  de 4 cloches,   possède un carillon de neuf cloches, aux sonneries recherchées.


Le grand orgue  a  été bâti , en 1780. Un  macérien  dénommé Kerst   installa les 23 jeux en 1782.

L'ensemble mesure 6,70 mètres de haut, 5 mètres de large.


Lors de la Première Guerre mondiale, tous les tuyaux en étain de l'instrument furent réquisitionnés par l'armée allemande.


Ce carillon est mentionné dans  "le Rhin "de Victor Hugo  ( 1842 ):

Le Rhin est un recueil écrit par Victor Hugo .Dans  ce document y figure  des lettres fictives qui reprennent  les rêveries et les confessions de l'auteur  . 


Le carillon de l'église St Georges dispose de 15 airs musicaux selon les événements du moment . 

Ce qu'en écrit Victor Hugo :


 « … La voiture était repartie, mes deux voisins causaient encore. Je faisais beaucoup d'efforts pour ne pas entendre leur conversation, et je tâchais d'écouter le grelot des chevaux, le bruit des roues sur le pavé et les moyeux sur les essieux, le grincement des écrous et des vis, le frémissement sonore des vitres, lorsque tout à coup un ravissant carillon est venu à mon secours, un carillon fin, léger, cristallin, fantastique, aérien, qui a éclaté brusquement dans cette nuit noire, nous annonçant la Belgique, cette terre des étincelantes sonneries, et prodiguant sans fin son babillage moqueur, ironique et spirituel, comme s'il reprochait à mes deux lourds voisins leur stupide bavardage. Ce carillon, qui m'eût réveillé, les a endormis. Je présume que nous devions être à Fumay, mais la nuit était trop obscure pour rien distinguer. »
 

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