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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Jules Beaujoint : Romancier , dont le plus célèbre "L'Auberge Rouge "

Il fait ses études dans les Ardennes avant de les poursuivre à Reims et Paris. Son père envisage pour lui une carrière d'avocat, mais dans la capitale, le jeune homme fréquente avec plus d'assiduité les cercles politiques et littéraires des cafés et de La Closerie des Lilas que les bancs de l'École de droit.

Compromis dans le coup d'État du 2 décembre 1851 dans les factions opposés au Second Empire, il s'exile en Belgique pendant trois ans, où il fonde et rédige les articles d'un journal socialiste à Bruxelles. Certains de ces écrits, notamment des révélations sur le bagne de Cayenne, sont censurés et le font bannir du pays par ordonnance royale.

Son père, ulcéré par les activités politiques de son fils, lui coupe les vivres. Jules Beaujoint se rend alors à Liège, auprès d'Auguste Blanqui, est arrêté et condamné pour rupture de ban. Cette arrestation lui permet néanmoins de ne pas mourir de faim. Son incarcération ayant fait l'objet d'une vive opposition des démocrates belges, il est finalement libéré et rentre, en dépit des risques, à Paris. Il se cantonne dès alors dans l'écriture et la publication d'ouvrages historiques souvent romancés et de récits policiers, parfois issus de faits divers et prétextes à des descriptions de crimes sanglants et crapuleux, dont le peuple raffole.

Son roman le plus populaire, L'Auberge sanglante de Peirebeilhe (1888) [ou l'Auberge rouge ], est tiré à 200 000 exemplaires de son vivant et était encore édité en 1960.

L'auberge de Peyrebeille [ou l'Auberge Rouge] est située sur la commune de Lanarce en Ardèche. Elle se trouve à environ 5 km du bourg,sur un plateau balayé par la burle.
Elle est plus connue sous le nom de L'Auberge rouge. Au cours du xixe siècle, elle fut le lieu d'une affaire criminelle, dite « l'affaire de l'Auberge rouge », ayant pris en raison du contexte politique de l'époque, des proportions incroyables. Ainsi en est-on arrivé à prétendre qu'elle avait été le théâtre d'une cinquantaine de meurtres, de nombreux viols et de perversions en tout genre. Finalement, les tenanciers de l'établissement, les époux Martin et leur valet Jean Rochette ont été condamnés à mort et guillotinés. Mais en vérité, seule la mort d'un client, Jean-Antoine Enjolras, est clairement établie alors que son cadavre a été retrouvé dans la nature et que rien ne prouve qu'il ait été assassiné à l'auberge.

 

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