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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Guy Desson :créateur du fond de développement de l'industrie cinématographique ,présidence du conseil supérieur de la cinématographie.

Guy Desson est un homme politique français, né le 7 avril 1909 à Chelles (Seine-et-Marne) et mort le 4 avril 1980 à Vouziers (Ardennes)


Guy Desson est le petit-fils d'Alexandre Bickart, maire radical de Chelles, mais s'engage lui, très tôt dans le militantisme socialiste. Adhérent à la SFIO en 1926, il devient secrétaire de la section socialiste de Chelles quatre ans plus tard.
En 1934, il devient professeur de lettres d'abord à Vincennes, puis à Paris.
À partir de 1935, il tente de s'implanter dans la fédération socialiste des Ardennes. Candidat aux élections cantonales de 1937 à Vouziers, il est battu dès le premier tour.
Mobilisé en 1939, il participe aux combats du printemps 1940 comme officier. Démobilisé fin juillet 1940, il s'installe à Marseille, puis à Saint-Hilaire-le-Château. S'il ne peut pas réellement être considéré comme résistant, il apporte son soutien à des réfractaires au STO, et effectue quelques liaisons, notamment pour Pierre Viénot.
À la Libération, il travaille au Populaire, dont il devient le secrétaire général en octobre 1945. Candidat aux législatives dans les Ardennes, il n'est pas élu mais devient chef de cabinet d'Andrée Viénot lorsque celle-ci est nommée au gouvernement. En 1947, il continue sa carrière de collaborateur de cabinet ministériel auprès de M Naegelen, puis Paul Ramadier.
Devenu député en novembre 1947, à la suite de la démission d'Andrée Viénot, il est réélu en 1951 et 1956.
Élu conseiller général des Ardennes en 1950, lors d'une partielle, il est réélu en 1951 et 1958.
Au Palais-Bourbon, il se faire remarquer par une très intense activité parlementaire. Il est notamment à l'origine de la loi du 24 juillet 1953 qui crée un fonds de développement de l'industrie cinématographique. Il occupe ensuite, de 1953 à 1958, la présidence du conseil supérieur de la cinématographie.


À partir de 1954, son opposition à la ligne majoritaire de la SFIO, qui s'est déjà manifestée sur la question de la Communauté européenne de défense, ne fait que s'amplifier : ayant voté contre le traité de Paris et de Londres, il est exclu du parti fin 1954, puis réintégré en juillet 1955.
Mais c'est surtout sur la politique algérienne de Guy Mollet que la rupture se fait. Desson devient un des chefs de file de l'opposition interne qui va finir par quitter la SFIO et créée, en mars 1959, le Parti socialiste autonome.
Candidat d'opposition sans étiquette lors des législatives de 1958, il est battu par le candidat gaulliste.
Secrétaire de la fédération des Ardennes du PSA, puis, après 1960, du Parti socialiste unifié, il siège dans les instances nationales de ces deux partis de 1959 à 1966. Après quelques déboires et déceptions ,il se rapproche alors du Parti communiste français : sans y adhérer, il en devient un « compagnon de route ». Membre du Mouvement de la Paix, président délégué de l'association France-URSS à partir de 1973, médaillé de l'ordre soviétique de l'Amitié des Peuples en 1979, il avait aussi été candidat aux législatives de 1973 avec le soutien du PCF.

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