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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Louis Lorent : l'inventeur de la clé à cliquet .

Louis LORENT est né à Fumay le 26 août 1882. Il est le fils de Jules LORENT et de Julie FER AUGE.

Forgeron et mécanicien de formation, il ne trouve pas d'emploi. Il décide de créer alors un petit atelier de mécanique et serrurerie derrière l'église de Fumay dans la ruelle des BosBiaux

Il travaille pour la ville comme fontainier et forgeron. Grâce à ses connaissances dans ce domaine, il réalise la rampe des Rochettes, les grilles d'ornementation de Sainte Thérèse pour l'église Saint-Georges et d'autres ferronneries pour des particuliers (portails, marquises...)

En 1920, il invente un outil révolutionnaire pour l'époque; il dessine et forge de ses mains la clé à cliquet qu'il développe et commercialise très rapidement, ainsi que le vilebrequin universel sur lequel il adapte le système du cliquet.

En 1925, il dépose un brevet en France et en Belgique sous le nom de "clé à écrou LORENT-NANQUETTE", associant ainsi à son invention le nom de son épouse. (Eugénie NANQUETTE)

L'entreprise prend son essor. Dès le début et parallèlement à la fabrication des clés à cliquet, il confectionne déjà des ressorts de rappels de portes pour les cuisinières du Pied-Selle, d'Arthur Martin et Faure.

Il exploite son invention de la clé à cliquet jusqu'en 1939. Il en expédie en Indochine et à Buenos-Aires pour une entreprise Lyonnaise qui possède des succursales là-bas.

En 1940, il s'apprête à déposer un brevet de son invention en Allemagne lorsque, hélas, la guerre éclate. Ses brevets arrivant à terme, ils tombent dans le domaine public et c'est la fin de la clé à écrou LORENT-NANQUETTE.

La clé à cliquet, ou « clé à douilles », « ratchet », ou « racagnac » (belgicisme) est une modernisation de la clé à pipe. Son manche autorise la reprise de l'outil à sa position de départ sans avoir à ôter momentanément l'outil de la vis ou de l'écrou, grâce à un cliquet situé entre le manche et le carré d'entraînement de l'outil, qui les désolidarise temporairement. De plus, l'embout de l'outil, la douille, est amovible, et peut donc être remplacé par un autre d'une taille différente pour une autre vis ou un autre écrou. Ceci évite la nécessité d'avoir un cliquet (mécanisme encombrant, lourd et onéreux) pour chaque taille de tête de vis.
Source Benoit Lorent (descendant de Louis Lorent)
 

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