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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Le petit train de Thilay

La voie ferrée Monthermé-Hautes-Rivières a été achevée peu après 1900. C’était une voie "métrique", c’est-à-dire que les rails étaient distants d’un mètre au lieu de 1,45m habituellement .

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 Dès 1914, la voie ferrée a été démontée par les Allemands pour récupérer les rails et couper les voies de communication !
Pour mémoire : notre département a toujours été une "zone stratégique" .

En 1938, la voie ferrée a été prolongée jusqu’à la frontière belge ; la jonction avec la voie belge s’est effectuée au petit pont de Bohan.

Le petit train était tracté par une locomotive à vapeur "Corpé-Louvet"( 24 tonnes ), y pouvait être attelé un  "tender" ( charbon et  briquettes ).Suivaient 2 wagons de voyageurs, et un ou plusieurs wagons de marchandises.
Le personnel :, le mécanicien , le chauffeur alimentait la chaudière en combustible et un chef de train, qui dirigeait les manœuvres et surveillait le convoi.

En gare,  on trouvait une voie de garage, une voie de dégagement, une halle pour entreposer les marchandises et un abri pour les voyageurs.
A Monthermé, la gare se trouvait à Laval-Dieu .
Jusqu’à la gare  de Monthermé,les 2 voies métriques étaient fixées sur les mêmes traverses que la voie classique.
Pour se rendre à l’usine de Phades, les ouvriers descendaient du train sur le "plat de Phades" et traversaient la Semoy grâce à un "bac".

A Monthermé, Hautes-Rivières et Sorendal, une plaque tournante permettait à la locomotive d’exécuter son demi-tour.

Le ravitaillement en eau de la chaudière s'effectuait  à Tournavaux . A Hautes-Rivières, un puits était creusé dans la nappe de la Semoy. Grâce à un ingénieux système, un jet de vapeur envoyé dans le puits refoulait l’eau dans le réservoir de la locomotive .L’industrie du cesteur était axée sur la métallurgie. Seul ,ce train devait à lui seul assurer le transport du charbon, de l’acier et des produits fabriqués. 

Les marchandises étaient amenées par plusieurs charretiers locaux. . 

Il y avait 8 navettes avaient tous les jours  :
- 4 descendantes (Hautes Rivières - Monthermé) 
- 8 montantes(Monthermé- Hautes Rivières) 

De 1934 à 1938, un service d’autobus a été créé entre Sorendal et Charleville.
         
En 1938, l’automotrice a remplacé le bus ; c’était un autorail à essence suivi d’une remorque à 2 roues. 
La ligne (partie française) a fermé en 1950 .

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