Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Georges-Armand Favaudon a exposé avec les plus grands, dont Pablo Picasso

Georges-Armand Favaudon né le 16 septembre 1921 à Chagny, Saône-et-Loire et mort le 27 décembre 2008 (à 87 ans) à Aubrives, dans les Ardennes, est un peintre et sculpteur français. Il a exposé avec les plus grands, dont Pablo Picasso et Alfred Manessier, tout en étant employé à la SNCF. Il avait pris sa retraite de chef de gare à Aubrives, et y avait établi son atelier.
lL est fils de berger et autodidacte. Il a appris son art pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a également servi pendant cette période dans les Forces françaises libres, en fréquentant pendant les escales la nouvelle école américaine de Jackson Pollock à New York et à Philadelphie.

Revenu en France, il lui a fallu travailler. La SNCF l'embauche. Il devient chef de gare à Reims, puis à Versailles-Chantiers.

Il s'installe pour sa retraite en 1977 à Aubrives, le pays de son épouse, épousée en mai 1986. Il y a établi son atelier de peinture, céramique et sculpture. Il y est aussi adjoint au maire quelques années.

À l'automne 1980, confronté à des difficultés financières, il organise une vente aux enchères à Charleville-Mézières. Il doit en réorganiser une autre en juin 1983 à Troyes. Ce qui ne l'empêche pas de faire régulièrement don de ses œuvres à des collectivités locales.

Sur ses 1200 compositions, 600 sont situées dans les Ardennes, comme la fresque des scailleteux à Fumay, une autre fresque de 300 mètres de long à Chooz, et les Vierges du bord de Meuse à Aubrives. Il s'agit de dix grandes pierres levées représentant des femmes celtes, en bordure du chemin de halage. La commune lui doit aussi les vitraux de l'église Saint-Maurice1.

Favaudon est mort en 2008.

 

Le monde écrivait sur Mr Favaudon -1984 -15-05-1984
BARDÉ de promesses " officielles " faites en public et en privé, l'ancien chef de gare avait ouvert un atelier de peinture, céramique et sculpture à Aubrives, petit village des Ardennes, dans cette " pointe " de Givet où résonne l'écho des affrontements de Vireux-Molhain entre les sidérurgistes de l'usine de la Chiers et les forces de l'ordre.

Il avait cru en la " décentralisation culturelle " et rêvait de transformer son " atelier de la Presle " en école, car les lieux s'y prêtent parfaitement. Son bilan personnel ne lui valait-il pas la meilleure considération de la part de tous les critiques ?

Une formation aux Etats-Unis, quarante ans de travail et de recherches (après les heures de service à la gare) et une production considérable : gouaches, aquarelles, huiles, encres de Chine, bois, pierre, béton, bronzes sculptés, pièces monumentales... Un créateur.

À l'occasion d'un " tour de France " estival, Jean-Marc Théolleyre écrivait, dans le Monde, en juillet 1980 : " Non, bien sûr, Aubrives ne sera pas à ce sculpteur ce que Mougins fut à Picasso, ce que Nice est à Chagall. Sans rêver, il est seulement bien possible que soit laborieusement en train d'y naître un centre où quiconque aime la création éprouvera du plaisir et peut-être même se régalera de ce qu'il y verra comme de ce qui s'y discutera. "

Le rêve est mort. Sept ans après le début de l'aventure, c'est la faillite. Sous le pouvoir de gauche, comme sous le précédent, aucune aide. Pis : l'indifférence de presque toutes les autorités chargées en principe des choses culturelles. Malgré un remarquable soutien de la presse locale.

Pourtant, il n'avait pas emprunté grand-chose pour s'installer à Aubrives, avec sa femme et leurs trois enfants, et pour acheter les matériaux nécessaires à une entreprise collective. Mais le pas grand-chose devient parfois beaucoup, quand le rapport de la production est sans rapport avec l'investissement. Et surtout quand la générosité - ou la naïveté -...

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article