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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Jean Bienaise : le médecin qui soigna Anne d'Autriche

Jean Bienaise, né à Mézières en 1601 et mort à Paris le 21 décembre 1681, était un chirurgien français.
Il étudia la chirurgie et reçut la maîtrise de chirurgien dans la confrérie de Saint-Côme à Paris.

Il fut chirurgien du Parlement de Paris et il fut appelé plusieurs fois à la cour pour y soigner la reine Anne d'Autriche.

Il fut appelé par François de Harlay, alors archevêque de Rouen, qu'il guérit d'une piqûre à l'artère brachiale causée par un médicastre. Harlay lui alloua une pension de huit cent livres pour le prix de ces soins.

La suture du tendon, qui est une opération très délicate de chirurgie, avait été abandonnée. Jean Bienaise en rétablit l'usage.

Il acquit une réelle célébrité à la cour royale. Il fut consulté, en 1666, par la reine-mère, Anne d'Autriche, pour donner son avis sur un cancer dont elle était attaquée ; il eut la franchise d'annoncer au roi Louis XIV, son fils, qu'il n'y avait aucun espoir de guérison, au contraire de ce que prétendaient les médicastres auxquels cette princesse accordait sa confiance.

Sa conduite, son habileté et ses succès lui méritèrent l'estime et les faveurs de Louis XIV. Il accompagna ce monarque dans ses campagnes de Flandres et il acquit une grande fortune.

À sa mort, il légua une rente de six cents livres pour deux démonstrateurs d'anatomie & de chirurgie. Mal gérée, la rente fondit rapidement, au point d'avoir réduit la fondation à si peu de chose que l'instruction allait cesser dans l'amphithéâtre. Pour éviter cette carence, le roi Louis XV fonda par des lettres patentes données à Fontainebleau en septembre 1724 & enregistrées au Parlement le 26 mars 1725, cinq places de démonstrateurs dans toutes les parties de la chirurgie .

Source :Georges Bourgeois, Un chirurgien ardennais au XVIIe siècle : Jean Bienaise : sa vie, son œuvre, thèse de médecine : Paris, 1910 & Reims : Matot-Braine, 1910

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