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Histoires ardennaises

L'histoire se répète , les historiens aussi !

Agar : célèbre tragédienne du 19 éme siècle

Marie Léonide Charvin dite Agar, née le 18 septembre 1832 à Sedan et décédée le 15 août 1891 à Mustapha (Algérie)est une actrice de théâtre française qui fut, avec Rachel et Sarah Bernhardt l'une des célèbres tragédiennes de la fin du 19e siècle.


Marie Léonide était la fille de Pierre Charvin, alors âgé de 32 ans, maréchal des logis au 8e régiment de chasseurs à cheval en garnison à Sedan, et de Marie Fréchuret, alors âgée de 17 ans

Elle commence sa vie parisienne en donnant des leçons de piano puis, comme elle « avait de la voix », se met à chanter, à partir de 1857, dans des cafés-concerts.
En 1859, elle monte pour la première fois sur les planches d'un véritable théâtre, le théâtre Beaumarchais, en tant que chanteuse pour interpréter une cantate en l'honneur de la victoire de Solférino. 
À la fin de 1859,  elle débute en tant qu'actrice au petit théâtre de la Tour d'Auvergne, dans Don César de Bazan de Dumanoir et Dennery où elle joue le rôle de Maritana. Devenue « l'étoile »de ce théâtre, elle y joue ensuite, Phèdre pour la première fois le 6 mars 1860. 

Le 20 janvier 1862, sur la scène du théâtre de l'Odéon, elle reprend le rôle de Phèdre de Racine. « Elle eut, devant le jeune et intelligent parterre de ce théâtre, un grand succès de beauté, et son talent abrupt, rude, peu mesuré, mais d'une inspiration personnelle, étrange et communicative, produisit un très vif effet ». Ce seront ensuite des rôles dans Horace de Corneille, Agnès de Méranie de François Ponsard, Médée d'Ernest Legouvé à l'École lyrique, Lucrèce également de François Ponsard ainsi qu'un rôle important dans un drame de M. Garand, les Étrangleurs de l'Inde, au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Sa première apparition sur la scène de la Comédie-Française date du 12 mai 1863. Elle y interprète à nouveau le rôle de Phèdre.

Marie Léonide entretient une relation amicale avec un jeune poète, François Coppée, qui vient de commettre sa première pièce de théâtre, une comédie en vers en un acte, à deux personnages, intitulée Le Passant. Elle obtient de la direction de l'Odéon que cette pièce soit inscrite au répertoire et se retrouve ainsi dans le rôle de Silvia aux côtés de Sarah Bernhardt qui interprète celui du troubadour Zanetto, le 14 janvier 1869. Ces représentations se révèlent être une réussite pour les deux tragédiennes comme pour l'auteur.
Très applaudie, elle enchaîne les rôles sur cette scène : en juillet celui de Camille dans Horace de Corneille puis le rôle-titre dans Phèdre de Racine, en septembre celui d'Hermione dans Andromaque de Racine et en octobre, le rôle d'Andromaque elle-même dans cette dernière tragédie.

Le 20 juillet 1870, lendemain de la déclaration de guerre de la France à la Prusse, pendant une représentation du Lion amoureux16 de François Ponsard, le public réclame, comme il l'a déjà fait l'avant-veille, le 18, d'entendre entre deux actes l'orchestre jouer La Marseillaise. Cette fois, Mlle Agar, qui fait partie de la distribution de la pièce, « s'avance et déclame avec une énergie toute virile les strophes dont la salle répète chaque fois le refrain »
À compter de ce jour, le public exigea que la tragédienne vint chanter la Marseillaise tous les soirs quel que soit le spectacle proposé, ce qu’elle fit ainsi quarante-quatre fois de suite jusqu’à la fermeture du théâtre. Théophile Gautier commente : « Elle ne chante pas précisément La Marseillaise, mais elle mêle d’une façon très habile la mélodie à la récitation et l’effet qu’elle obtient est très grand  Elle y fait prédominer l’élan héroïque et la certitude du triomphe »

 

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