Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les liens entre rethel et la principauté de Monaco ?

Le lien ...ce sont les chartes qui ont liés Rethel et Monaco :

 

Trésor des chartes du comté de Rethel, publié par ordre de
S. A. S. le prince Albert Ier. Sceaux, décrits et publiés parL.-H.
Labande... Paris, A. Picard, 1914. In-4°, xxiv-304 pages,
lxiii planches. (Collection de documents historiques, publiés
par ordre de S. A. S. le prince Albert Ier, prince souverain de
Monaco.) :

Extrait :
Malgré les périlleux voyages qu'elle sont faits avant d'arriver à
Monaco, les chartes du comté de Rethel conservent encore un grand
nombre de sceaux. Pour la plupart, ceux que l'abbé de Marolles avait
vus, au xv eme siècle, subsistent aujourd'hui. Mais il en est peu qui ne
soient plus ou moins endommagés. La consultation, devenue fréquente,
des documents auxquels ils adhèrent les met en péril. M. Labande a
jugé très sagement qu'il convenait de les inventorier et de les faire
reproduire par un procédé photographique, afin que quelque chose en
subsistât lorsque le temps aurait achevé de les détruire.
Il a rédigé cinq cent soixante-dix-huit notices, dont chacune indique
la forme, les dimensions, la matière, la couleur et le mode
d'apposition du sceau qu'elle décrit. Les légendes sont reproduites exactement,
telles qu'elles subsistent, en caractères rappelant ceux des inscriptions
originales; elles sont, en outre, transcrites et restituées en partie,
lorsqu'il y a lieu, aussi complètement que possible, en caractères italiques.
Les types ont été clairement décrits. Des documents auxquels sont
apposés les sceaux, l'auteur a donné une brève analyse, avec date et
cote. A ces indications nécessaires, M. Labande a joint des notes
biographiques et aussi des références bibliographiques très abondantes,
se rapportant les unes aux sceaux, les autres aux personnages qui les
ont employés.
Le classement général des sceaux les répartit en deux grandes
séries : sceaux ecclésiastiques et sceaux laïques. Chaque série est
présentée dans un ordre méthodique analogue à celui que Douët d'Arcq
avait adopté pour classer les sceaux des Archives de l'Empire. Deux
bonnes tables, l'une héraldique et l'autre onomastique, permettent de
consulter aisément l'ouvrage.
Les descriptions et les identifications ont été faites avec beaucoup
de soin. Je ne formulerai de critiques que sur quelques points de détail.
En décrivant les armoiries, M. Labande emploie parfois des
expressions impropres : il appelle « chef cantonné » un chef chargé d'une
figure à l'un des cantons (nos 113, 114, 115), « chef vivre » un chef
émanché (nos 172, 215). Le nom de « lions léopardés » ne convient pas
aux animaux qui servent de supports à l'écu de Jean de Chevrières
(n° 230), car ils n'ont pas la tête de profil. En étudiant le sceau de
Guillaume de Trie, archevêque de Reims (n° 8), l'auteur a pris pour 
une fasce la croix des armes du siège archiépiscopal de Reims.
L'inscription qu'il a lue « MATER ET SOROR », sur le contre-sceau de
l'abbaye de Saint-Nicaise de Reims (n° 53), est, en réalité, FRATER
ET SOROR ; elle fait allusion au type qui représente le martyre de
saint Nicaise et de sa sœur, sainte Eutropie. Les « trois cotices en
barre » que M. Labande a vues sur l'écu de Thomas de Savoie, comte
de Flandre et de Hainaut (n° 142), sont la moitié dextre des chevrons
de Hainaut (seule visible, puisque l'écu est de profil). Les armoiries
d'Etienne d'Aunay (n° 184) portent, aux 1er et 4e quartiers, deux fasces
accompagnées de huit merlettes en orle (3, 2, 3) et non « trois merlettes
en champagne ». L'écu de Robert Blondequin (n° 200) est chargé
d'une bande et non d'un sautoir. Le blason d'Archambaud de Saulx,
figuré, dans un écu parti, sur le sceau de sa veuve, Marie de Nesle
(n° 369), ressemble, plus que ne le croit M. Labande, à celui de Robert
de Saulx (n° 393); tous deux sont frettés, et les armes d'Archambaud
ne diffèrent de celles de Robert que par le nombre des pièces du fretté
et par la présence d'une brisure. Les 1er et 4e quartiers des armoiries
de Bourgogne (n° 518) ne sont pas de France purement, mais de France
à la bordure componée.
Il serait surprenant que les armes de Marguerite de France,
comtesse de Flandre (n° 105), portassent le lambel châtelé d'Artois. Je ne
distingue pas de brisure dans l'image du sceau de cette princesse. Mais
peut-être en voit-on une sur l'original. Le procédé de photographie
directe qu'a choisi M. Labande, pour faire reproduire les sceaux, ne
donne pas toujours des résultats très satisfaisants; quelques-unes des
figures sont peu nettes.
Le catalogue des sceaux du chartrier de Rethel a été exécuté sur un
plan plus large que la plupart des ouvrages de même sorte. On y
trouve plus de figures, plus de renseignements biographiques et
bibliographiques. Les historiens, comme les archéologues, en sauront gré à
l'auteur.
 


 

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
Voir le profil de Marc M sur le portail Overblog

Commenter cet article