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Apollonie Sabatier : égérie de grands artistes comme C.Baudelaire , G.Courbet etc....

Apollonie Sabatier, née Joséphine-Aglaé Sabatier à Mézières le 7 avril 1822 et morte à 
Neuilly-sur-Seine le 3 janvier 1890, est une peintre, demi-mondaine et salonnière française

Aglaé Sabatier est la fille illégitime d'Étienne Louis Harmant, vicomte d'Abancourt et d’une
 blanchisseuse nommée Marguerite. Cette blanchisseuse fut établie par le père de sa fille, 
peu après la naissance de l'enfant, puis épousera un soldat, André Sabatier, dont elle aura
 deux fils et une fille.

Plus tard, Aglaé préférera se renommer Apollonie Sabatier, une fois installée par son amant, 
l'homme d’affaires franco-belge, amateur d'art et collectionneur, Alfred Mosselman (1810-1867),qu'elle rencontrera vers 1838.

Durant les décennies 1840 et 1850, elle est l'égérie des artistes et poètes modernes sous le 
surnom de « la Présidente ». Elle tenait salon sur invitation au no 4 rue Frochot, près de la
 place Pigalle récemment aménagée autour de laquelle s'étaient installés nombre d'artistes.
 Alfred Mosselman lui suggéra de recevoir sans invitation le cercle d'amis chaque dimanche.
 Ces réunions devenant institutionnalisées, il fut décidé, par jeu, qu'elle en serait la
 présidente. Tous ses admirateurs et soupirants de la surnommer « la Présidente » désormais :
 Maxime du Camp, Alexandre Dumas père, Ernest Feydeau, Gustave Flaubert, Théophile Gautier,
 Edmond de Goncourt, Arsène Houssaye, Alfred de Musset, Gérard de Nerval ; les peintres Ernest  Meissonnier, Charles Jalabert, Gustave Ricard ; les sculpteurs Auguste Préault et Auguste Clesinger, et, puisqu'elle avait appris le chant dès son jeune âge, les musiciens comme Ernest Reyer ou Hector Berlioz. Quant à Meissonier, Ricard, Vincent Vidal, et Jalabert, entre autres,
 ils firent son portrait en buste ou en pied.


Flaubert et Gautier ont écrit des articles sur elle. En 1850, Théophile Gautier lui consacre 
sa Lettre à la Présidente, un écrit mémorable de littérature érotique dont le terme « pute » 
fut repris par Edmond de Goncourt, ainsi que dans la correspondance de Flaubert qui ne la
 mentionne pas sous une autre appellation.

Dans le tableau de Gustave Courbet L'Atelier du peintre, elle serait représentée avec son amant
 Alfred Mosselman. Ce dernier désirant que ses amis mesurent son bonheur, tant sa muse est 
séduisante, la fait mouler sur nature, puis sculpter par Auguste Clésinger, qui crée sa célèbre
 statue, objet de scandale au Salon de 1847, initialement nommée Rêve d'amour avant d'être 
rebaptisée Femme piquée par un serpent (Paris, musée d'Orsay).

À l'hôtel Pimodan (anciennement hôtel de Lauzun) dans l'île Saint-Louis à Paris, où elle avait 
habité avant de s'installer au no 4 de la rue Frochot, vivaient Théophile Gautier, Charles
 Baudelaire et le peintre Fernand Boissard de Boisdenier. Ce dernier y tenait portes ouvertes. 
Là, elle fit connaissance de tout un peuple d'artistes. Sa première rencontre en 1851 avec
 Baudelaire eut pour témoins le maître de maison ainsi que Gautier et le sculpteur Jean-Jacques Feuchère. Gautier a décrit dans sa préface à la première édition posthume des Œuvres de Baudelaire, ce premier contact mémorable. Baudelaire vouera longtemps à cette jeune femme ravissante une passion secrète, la considérant comme « son ange gardien ». Elle fut l’une des trois femmes (avec Jeanne Duval et Marie Daubrun) qui lui inspirèrent certains de ses poèmes. On peut distinguer un cycle « Madame Sabatier », au sein du recueil Les Fleurs du mal.
 Ils devinrent amants le 30 août 1857, mais le poète se désintéressa peu à peu d'elle et cessa 
de la voir vers 1862.

On dit qu'elle serait aussi le modèle du fameux tableau de Courbet L'Origine du monde (1866) et non pas Joanna Hiffernan

Après 1860, elle fut la maîtresse de Richard Wallace, secrétaire puis héritier du richissime lord
 Hertford-Conway (1800-1870), le grand collectionneur d'art décoratif français du xvIIIe siècle. 
En 1870, Wallace lui aurait dit « si je deviens riche, je penserai à toi » et lui aurait fait
 remettre 50.000 livres de rente.

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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