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Le four à chaux de Berthaucourt (Bois en Val)

Sur les coteaux de Berthaucourt (près de la station d'épuration) , se trouve le four à chaux de Bois en Val .
On pense que ce four à chaux a été construit dans les années 1850. L'entreprise Périn en a été le dernier propriétaire. Elle a exploité la carrière jusque dans les années 1950.
Le domaine de la côte de Bois-en-Val a toujours fait partie du patrimoine ardennais : jusqu'en
1950, le lieu était exploité comme carrière pour la production de chaux et de pierres de
 construction. Aujourd'hui encore, à l'entrée du site, vous pourrez admirer le seul vestige de cette époque : l'ancien four à chaux.

Le four à chaux ou chaufour est une catégorie de four à calcination dans lequel on transforme le  calcaire en chaux par calcination et accessoirement où l’on cuit la céramique. C'est généralement
 un ouvrage vertical fixe et ouvert par le haut, mais on trouve également des fours horizontaux et rotatifs.
La chaux est obtenue par calcination d'une pierre calcaire à environ 900 °C, dans des fours à chaux, opération pendant laquelle du dioxyde de carbone (CO2) et de l'oxyde de calcium (CaO, aussi appelé « chaux vive ») sont produits.

Cette dernière prend l'apparence de pierres pulvérulentes en surface.

L'opération suivante consiste à hydrater (« éteindre ») ces pierres par immersion dans l'eau.
 Cette réaction très exothermique transforme le CaO en hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) et
 provoque la dislocation ainsi qu'un foisonnement. Le résultat est une pâte, qui prend le nom
de « chaux éteinte ». La présence d'autres composés (argiles…) dans la pierre peut modifier la
 phase d'extinction, conduisant à produire différents types de chaux (voir chaux).

Cette matière, mêlée éventuellement à des agrégats, est utilisée dans le bâtiment pour la
 confection d'enduits et de mortiers.
Les fours à chaux étaient d'imposants fours, de forme cylindrique et avaient une large paroi
intérieure le plus souvent revêtue de briques. Grâce à la pierre calcaire qui était réduite en
 petits morceaux, on pouvait réaliser de la chaux. Le four était alimenté par son ouverture
 située en haut (appelée le « gueulard ») dont une rampe permettait le plus souvent l'accès.
 Les chaufourniers alternaient les lits de pierre et de charbon pour le remplir au maximum,
 et du bois était apporté au pied du bâtiment pour assurer la mise à feu. Le chaufournier
devait alors toujours maintenir une température entre 800 °C et 1 000 °C tout en gardant le
 four rempli au maximum en le réapprovisionnant en pierre calcaire et devait également
entretenir le feu. Une fois la cuisson faite, la chaux était récupérée grâce à une ouverture
 basse du four appelée l'« ébraisoir ». La chaux vive était alors éteinte dans une fosse
adjacente à l'aide d'une grande quantité d'eau, le plus souvent à l'aide de canalisations
 provenant d'une rivière voisine. La chaux éteinte était par la suite placée dans des barils
 avant d'être utilisée en maçonnerie.

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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