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Famille Dugès : initiatrice de l'obstéstrique moderne

Antoine et Marie Dugès  et Marie Louise Dugès Lachapelle

Marie Louise sera la conceptrice de l'hospice de la Maternité et structura la formation

des sages femmes .Tous 2 auteurs de "pratique de l'accouchement "

Marie Dugès , née Jonet ,sage-femme en chef de l’Hôtel-Dieu de Paris.expèrimentera la méthode Doublet.

 

1-

Antoine Louis Dugès est un médecin et naturaliste français, né le 19 décembre 1797
 à Mézières dans les Ardennes, mort le 1er mai 1838 à Montpellier.

Dugès était « d'une famille qui comptait déjà plusieurs médecins ». Il était de plus le neveu
de
 Marie Lachapelle, sage-femme née Dugès, et le petit-fils de Marie Jonet (« Mme Dugès »),
également sage-femme3.

À 16 ans il se rend à Paris pour étudier la médecine. Dès la première année, il reçoit l'un
des prix de l'École de médecine. Il remporte ensuite régulièrement les différents concours
 organisés pour les étudiants. En 1817, il est reçu au concours interne des hôpitaux, et devient
 aide-anatomiste en 1819, prosecteur en 1820 et soutient sa thèse en 1821 : Recherches sur les
maladies les plus importantes et les moins connues des enfants nouveau-nés.

Il fait paraître en 1823 un Essai physiologico-pathologique sur la nature de la fièvre, de
l'inflammation et des principales névroses… suivi de l'histoire des maladies observées à
l'hôpital des Enfants malades pendant l'année 1818, dans lequel il tente de réconcilier les
 différentes théories d'alors.

En 1825, il est reçu premier à l'agrégation (instituée l'année précédente).

Spécialisé depuis longtemps en obstétrique, il reçoit la chaire des accouchements à la faculté
de médecine de Montpellier, alors en pleine réorganisation. Il fait paraître en 1826 un Manuel
 d'obstétrique qui connaît plusieurs rééditions.

Il se consacre, parallèlement à ses fonctions de médecin, à l'histoire naturelle et fait paraître
 en 1838 un Traité de physiologie comparée. Il étudie notamment les batraciens (Recherches sur l'ostéologie et la myologie des batraciens à leurs différents âges, Paris, 1834) et les acariens
(Recherches sur l'ordre des Acariens en général et la famille des Trombidées en particulier).

Il est membre de nombreuses sociétés savantes comme l'Académie de médecine, les Académies des sciences de Paris et de Berlin. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur et élevé à l'ordre du Mérite.

Il devient, deux ans avant sa mort, doyen à Montpellier.

On lui doit la publication de la Pratique des accouchemens (1821 et 1825) de Mme Lachapelle,
 livre auquel il a apporté — avec la permission de sa tante — des contributions personnelles.
 Il est l'auteur de plusieurs ouvrages originaux, dont Sur la conformité organique dans l'échelle
 animale, 1832 et Recherches sur les Batraciens, 1834, ouvrage couronné par l'Institut.

Il est le père de deux zoologistes installés tous deux au Mexique :
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2-

Marie-Louise Dugès Lachapelle (1er janvier 1769 – 4 octobre 1821) est une sage-femme française.


 Elle est l'auteur d'une Pratique des accouchements en trois volumes ; par cet
 ouvrage et par son enseignement, elle prend place parmi les fondateurs de l'obstétrique moderne.
Fille et petite-fille de sage-femme, Marie-Louise Lachapelle apprend d'abord avec sa mère.
 À onze ans et demi, elle réussit seule un accouchement difficile ; à quinze elle peut traiter des cas rares, difficiles ou complexes.

En 1792, elle épouse un chirurgien, surnommé Lachapelle, de l'hôpital Saint-Louis. Elle demeure néanmoins à l'hôtel-Dieu, car la maison familiale a été transformée en prison pour contre-révolutionnaires riches ou malades.

En 1793 (elle a 24 ans), quand il s'agit de réformer le service des accouchées et des enfants
 trouvés, on la consulte. Elle « insista, dit François Chaussier, sur la nécessité absolue qu'il
 y avait à séparer les femmes en couches des autres malades ».

En janvier 1795, son mari meurt. La même année, elle devient l'adjointe de sa mère à
l'hôtel-Dieu.

Vers cette époque, elle est chargée d'organiser une nouvelle institution pour les femmes en
 couches, l'hospice de la Maternité. Sa mère l'y rejoint à la fin de la période de transition
 mais meurt peu après.

C'est dans cet hospice — déjà en grande partie conçu par elle — qu'elle fait sa marque
L'hospice de la Maternité a deux buts principaux :

- être un lieu de formation des sages-femmes ;
- être une maternité, c'est-à-dire un endroit où on accouche.
L'hospice accueillait aussi les futures mères (on les admettait dès le début du huitième mois) ;
 après l'accouchement, les mères étaient isolées des futures mères, le risque de
fièvre puerpérale étant grand.

Il importe de dire qu'à cette époque la plupart des femmes n'accouchent pas dans une institution
; l'hospice sert aux démunies (87,5 % des femmes abandonnent leur enfant après l'accouchement ou l'allaitement), c'est-à-dire aussi aux femmes les plus exposées aux maladies.

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3-

Marie Jonet , épouse Dugès
Marie Jonet (1730–1797, Paris) était une sage-femme française. Elle fut sage-femme en chef de l’Hôtel-Dieu de Paris.
Marie Jonet est elle-même fille de sage-femme, mais le nom de sa mère n'a pas été conservé.
 Elle est connue généralement sous le nom de « Mme Dugès », son mari étant Louis Dugès,
 officier de santé, qui lui transmit des connaissances.

D'abord sage-femme jurée au Châtelet, elle est nommée en 1775 sage-femme en chef de l’Hôtel-Dieu ; elle s’y établit.

Avant 1793, il n’y a d’autre ressource pour les femmes pauvres qui sont enceintes ou en couches qu’une salle trop petite de l’Hôtel-Dieu, au-dessus de celle des blessés, où elles s'entassent pêle-mêle à plusieurs dans le même lit ; il y a souvent des épidémies meurtrières. Pendant ces épidémies, madame Dugès sauve de la mort un grand nombre de femmes ; elle applique le traitement de François Doublet pour la « fièvre des nouvelles accouchées ».

Dans le même temps, elle forme sa fille, connue sous le nom de Marie-Louise Lachapelle,
 de dispositions précoces, qui devient très jeune (en 1795, à 26 ans1) son adjointe et
 qui sera célèbre au xixe siècle. Vers 1796, sa fille devient responsable du déménagement du
 service à l'hospice de la Maternité, nouvellement créé2. Elle l'y rejoint en 1797, toujours
avec le titre de sage-femme en chef mais elle meurt peu de temps après.

Elle est l'aïeule d'Antoine-Louis Dugès, professeur d'obstétrique
Sollier de La Romillaie, médecin du même hôpital en 1782, dans un mémoire lu en présence de la faculté de médecine de Paris, lui rend hommage, en reconnaissant les importants services qu’elle avait rendus à l’humanité et à la science en expérimentant avec succès la méthode de Doublet..

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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