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Jean François Clouet : Chimiste ardennais , inventeur de la liquéfaction du gaz( anhydride sulfureux ) avec Monge .

Jean-François Clouet, né à Singly (Ardennes) le 11 novembre 1751 et mort à Cayenne ,  victime des fièvres(Guyane française) le 4 juillet 1801, est un chimiste français, spécialiste de la métallurgie.
Les travaux de Clouet sont variés ; mais c’est particulièrement sur les émaux, le diamant, le fer, le salpêtre, l’acide prussique et les carbones, qu’il multiplia ses expériences.
Il fit ses études au collège Charleville avec des succès marqués. Il était en rhétorique, lorsqu'il fut admis à suivre les cours de calcul et de géométrie descriptive relative aux arts, à l'École royale du génie de Mézières.
Il en suivit les leçons avec ardeur, s’y distingua, et reçut l'estime de Gaspard Monge, alors enseignant de cette école. Il vint ensuite à Paris, pour visiter les ateliers et les manufactures où il pourrait appliquer son savoir dans les arts et les sciences.
En 1783 et 1784, Clouet participa aux expériences de Gaspard Monge sur la composition de l'eau et de l'acide nitreux, et il réalisa avec lui la première liquéfaction d'un gaz : l'anhydride sulfureux, et entreprit divers essais relatifs aux aérostats : fabrication de gaz à l'eau, essais sur les enveloppes, etc.
À la fin de l'année 1784, Gaspard Monge abandonna ses fonctions de professeur à l'École de Génie de Mézières ; Clouet le remplaça dans l'enseignement de la physique et de la chimie ; il put ainsi continuer les essais et les expériences de chimie, en particulier dans la métallurgie. Dès 1786, Monge attire l'attention de la communauté scientifique sur les résultats obtenus par Clouet concernant la composition de la sidérite, les propriétés du fer arsénieux, etc.

En 1791, il publie une courte étude sur la composition de la matière colorante du bleu de Prusse.
Au début de l'année 1793, le ministre de la guerre, Jean-Nicolas Pache, lui demande de réorganiser et de diriger les forges nationales des Ardennes, de la Meuse et de la Moselle. Il établit à Daigny une fabrique de fer forgé, et à partir de cette usine, il parvint à approvisionner de cette matière les arsenaux de Douai et de Metz. Cette fabrique était équipée d'un laminoir dont la construction fut regardée comme un chef-d‘œuvre de mécanique.
Il est   rappelé à Paris pour entreprendre de nouveaux essais de fabrication de l'acier fondu. 
Fabrication que les Anglais gardaient secrète Il réussit à faire des lames de sabre imitant parfaitement les damas de Perse.

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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