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Etienne Méhul : auteur du "Chant du départ " et un des fondateur du Conservatoire de Paris

Étienne Nicolas Méhul, né à Givet, le 22-06-1763 et mort à Paris , le 18-10-1817 est un « le plus important compositeur d’opéras en France pendant la Révolution ».

Son père, Jean-François, fut d’abord maître d’hôtel du comte de Montmorency puis modeste marchand de vin, à la mort du comte. Les parents ayant détecté les dons précoces du petit Étienne, mais étant trop pauvres pour lui offrir une éducation musicale régulière, l’enfant reçut ses premières leçons d'un pauvre organiste aveugle nommé de Givet, dont on ne sait rien. Ses aptitudes étaient telles que, à dix ans, on le nomma organiste des Franciscains au couvent des Récollets à Givet.

En 1775 , un musicien et organiste allemand , le moine Guillaume Hanser  fut engagé, par l'abbé Remacle Lissoir  au monastère de Laval-Dieu , non loin de Givet, pour y fonder une école de musique. Méhul devint son élève occasionnel, en contrepoint notamment, et son suppléant en 1778. Sur l'orgue de l'église du village qui est l'ancienne chapelle de l'abbaye on pouvait lire « Méhul a touché sur cet orgue sous le père Hanser moine et organiste de Laval-Dieu. » C'est pendant ce séjour que le musicien développa sa passion pour les fleurs et surtout pour la tulipe et la renoncule :

Il a traversé en effet l'une des périodes les plus agitées de Paris , s'attachant essentiellement à la création musicale, même s'il fut aussi le compositeur d'un des plus fameux hymnes patriotiques issus de cette période, le Chant du départ  et s'il était l'ami de nombreux artistes et écrivains. Il fut un des premiers musiciens dit « romantique"  en France, contribuant à élargir le champ sonore de la symphonie, comme ses contemporains Haydn et Beethoven . Et ses opéras ont profondément influencé Hector Berlioz  qui disait de lui :

« Il était persuadé que l’expression musicale est une fleur suave, délicate et rare, d’un parfum exquis, qui ne fleurit point sans culture et qu’on flétrit d’un souffle ; qu’elle ne réside pas dans la mélodie seulement, mais que tout concourt à la faire naître ou à la détruire : la mélodie, l’harmonie, les modulations, le rythme, l’instrumentation, le choix des registres graves ou aigus des voix et des instruments, le degré de vitesse ou de lenteur de l’exécution, et les diverses nuances de force dans l’émission du son. »

Étienne-Nicolas Méhul fut aussi un des fondateurs du Conservatoire de Paris 

Le Chant du départ :

https://youtu.be/XIKFJcImoOo

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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