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Albert Caquot : savant et batisseur ardennais

Albert Irénée Caquot, né le à Vouziers (08)  et mort le à Paris, a été considéré comme « le plus grand des ingénieurs  français vivants1 » pendant un demi-siècle.

lL est croix de guerre 1914-1918 , membre de l'Académie des sciencess (1934-1976), grand-croix de la Légion d’honneurr (1951) et titulaire de nombreuses décorations étrangères (notamment DSO et ordre de Saint-Michel et Saint-Georgess britanniques et Distinguished Service Medall des États-Uniss).

Doté d’une faculté d’invention féconde et variée, son génie mécanicien et visionnaire s’applique aussi bien à la construction aéronautique naissante qu’à la réalisation d’ouvrages en béton arméé, avec plus de trois cents ponts et barrages de tous types dont plusieurs ont été des records du monde, et des œuvres de génie civill les plus variées. Il est un exemple des premières décennies du xxe siècle qui ont vu de jeunes intelligences issues des milieux les plus divers manifester la volonté de s’élever dans la société en s’illustrant dans les sciences s'appliquant à l’art de construire.

Ses brillantes recherches, Albert Caquot ne les entreprend qu’en vue des applications qu’elles trouvent dans les ouvrages d’art. Ses travaux de recherches les plus connus concernent :

  • le béton armé, avec la résistance des matériaux ; en 1930, il définit la courbe intrinsèque et explique pourquoi la théorie de l’élasticité n’est plus suffisante pour le calcul des ouvrages modernes ;
  • le critère de Caquot pour les solides rigides plastiques en mécanique des milieux continus ;
  • la mécanique des sols, alors naissante, et le calcul des fondations ; il énonce le théorème des états correspondants ; ses publications en 1933 sur la stabilité des massifs pulvérulents ou cohérents font l’objet d’un rapport admiratif de l'Académie des sciences, où il est élu membre de la section de mécanique le  ; en 1948, avec Jean Kerisell, son gendre et disciple, il présente un nouveau mode de calcul des équilibres de poussée-butée dans les ouvrages de soutènement avec une surface de rupture logarithmique ; ce principe est appliqué depuis partout dans le monde ;
  • le renouveau des ponts à haubans grâce au béton armé (Donzère-Mondragon, 1952, première réalisation au monde de ce type) qu’il voit dépassant de grandes portées et franchissant la Manche en quelques bonds ; en 1967, il propose pour cela un projet de pont avec des portées de 810 m et deux étages de 25 m de large pour huit chaussées, deux voies de chemin de fer et deux voies d’aérotrain ;
  • la « méthode rationnelle » pour l'écoulement des débits de ruissellement, utilisée notamment en assainissement urbain.

On lui doit , entre autre :

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  • la plus grande usine marémotricee du monde sur la Rance en Bretagnee (1961-1966) ; âgé de quatre-vingts ans, Albert Caquot apporte à Électricité de Francee une contribution déterminante dans la construction de ce barrage ; il conçoit une enceinte pour construire l'usine à l’abri des courants violents et marées considérables (14 m d'amplitude) de l’embouchure de la Rance
  • La structure interne en béton armé de la grande statue du Christ rédempteur sur le Mont Corcovado (1931, hauteur de 30 m et poids de 1 145 t), à Rio de Janeiroo, œuvre du sculpteur Paul Landowskii, d'origine polonaise par son père, et du sculpteur roumain Gheorghe Leonida (en) (pour la tête du Christ).
  • Le pont George V (en) à Glasgoww (Écosse) sur la Clyde pour lequel les ingénieurs écossais demandent son aide.

 

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À propos

Marc M

Généalogiste amateur et passionné d'histoire de mon département , les Ardennes . Histoire souvent méconnue !!!
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